Cap-Vert – Carnaval: Folie totale

Published: 17/03/2011 | Documented: Feb. 2011
Categories: Cap-Vert, West Africa

Carnaval

Après un carnaval d’anthologie vécu l’année dernière à Salvador de Bahia (1, 2, 3), j’ai choisi cette année de vivre la folie totale (loucura total) du carnaval de Mindelo – capitale culturelle du Cap-Vert.

J’aime décidément le carnaval, moins pour y participer à part entière que pour vivre de près cet épanchement populaire et festif dans ses tonalités colorées et bruyantes, classe ou crasse, iconoclastes, burlesques ou grivoises. Un moment clé dans le calendrier annuel qui se veut célébration, rencontre, passage et renaissance.

Une folie totale

Le carnaval de Mindelo n’a pas la dimension, l’organisation et la brillance de celui de Bahia, mais il a la saveur d’une expression culturelle empreinte de beaucoup de spontanéité et de proximité. Même le visiteur étranger s’y sent rapidement à l’aise, surtout s’il vit le crescendo quotidien de la folie carnavalesque du Vendredi au Mardi gras.

 

Le Mardi gras, les trompettes sonnent le branle-bas festif pour la dernière parade 2011. Groupes costumés, badauds et spectateurs affluent vers le centre historique et le port de Mindelo. La tension joyeuse est palpable, croissante de minute en minute. Parmi les derniers préparatifs figure la délicate tâche de jucher la reine sur son char et son piédestal.

Les premiers groupes s’élancent sur des rythmes de samba, avant que la ville entière se sombre dans une folie totale. Le reste se vit plus qu’il ne se décrit, sinon par quelques coups d’œil.

Le carnaval est une expression culturelle chrétienne aux racines historiques païennes. Les saturnales romaines et les fêtes dionysiaques grecques en sont ses précédents historiques dans l’Antiquité.

Grâce à sa vocation de carrefour géographique, Mindelo enrichit cet héritage composite européen par des références culturelles africaines et latino-américaines. L’Asie complète ce tour du monde en colorant le carnaval de ses chinoiseries. Le carnaval de Mindelo valorise l’identité cosmopolite du Cap-Vert dans un XXIe siècle mondialisé : Pas si fous que cela, ces Cap-Verdiens.

Bien à Vous,

Bertrand